Pas moins de 8000 résidants de la région sont incapables de trouver un médecin de famille. Or, un nouveau cabinet de médecine familiale doit ouvrir sous peu. Environ 1500 places seront disponibles pour les patients, qui pourront y consulter trois omnipraticiens formés à l'étranger, et encadrés dans un programme de mentorat par une médecin de l'endroit, la docteure Shelagh Leahey.
A compter de lundi, les résidants de cette communauté du sud-ouest de la Nouvelle-Ecosse ont jusqu'au 15 mars pour remplir un bon de participation au concours et le déposer dans une pharmacie ou un hôpital local.
La Dre Leahey a justifié cette mesure en expliquant que c'était "la seule méthode équitable que nous ayons pu trouver pour assurer à chaque individu une chance égale d'obtenir un médecin de famille". Les autres systèmes sont pires, a-t-elle affirmé. Ainsi, les gens qui disposent d'un dispositif de composition automatique par téléphone ont des chances accrues si les nouveaux patients sont sélectionnés par téléphone, une méthode déjà essayée par le passé.
Par ailleurs, un système de file d'attente avait attiré une foule de quelque 500 personnes, ce qui signifiait que les personnes en forme et pouvant se déplacer étaient privilégiées par rapport aux personnes malades, âgées ou simplement trop épuisées.
La Dre Leahey croit que la méthode du jeu de loto-médecin va se répandre dans les régions rurales du Canada, où des pénuries semblables de médecins existent, et où les nouvelles recrues sont submergées de demandes de patients potentiels.
Une patiente de 81 ans, qui souffre de diabète et attend depuis un an de trouver un médecin, expliquait en entrevue qu'elle a l'intention de participer à la loterie même si elle trouve que ce n'est pas idéal. Par le passé, a expliqué Lois Smith, quand on apprenait qu'un nouveau médecin était arrivé en ville, la liste de patients se remplissait en quelques jours à peine.

